15 août 2013

Réforme des retraites : François Hollande lâche du lest sur la durée de cotisation


Article paru le 14/08/2013
Le gouvernement français devrait renoncer à allonger, sauf a minima, la durée des cotisations retraite avant 2020, un choix susceptible d'amadouer les syndicats mais qui risque de peser, via une hausse des impôts, sur une croissance encore fragile.
Cette orientation, dont la confirmation est attendue d'ici deux semaines, est prise au moment où le rebond inattendu de l'économie française pourrait être cassé par la hausse des prélèvements obligatoires prévue en 2014.
François Hollande, qui a d'ores et déjà exclu un report de l'âge légal de départ à la retraite, aujourd'hui fixé à 62 ans, a souligné à de nombreuses reprises que l'allongement de la durée de cotisation constituait "la mesure la plus juste".
Mais plusieurs sources gouvernementales insistent sur le fait que c'est seulement sur le long terme, soit après 2020, que cette option est envisagée par l'exécutif.
"Ce qui serait un peu bizarre, c'est que l'on fasse du Fillon en plus dur", résume l'une d'elles, précisant que les 7,5 milliards d'euros nécessaires d'ici 2020 pour équilibrer le régime général des retraites seront trouvés hors allongement de la durée de cotisation.
La commission Moreau, dont le rapport a lancé le débat à la mi-juin prône une accélération de la réforme portée par le ministre UMP François Fillon en 2003, qui prévoit déjà un allongement progressif, calé sur l'espérance de vie, jusqu'à 41 ans et trois trimestres en 2020.
Mais cette option, comme celle d'une désindexation des pensions, constitue un chiffon rouge pour les syndicats CGT et FO qui préparent une journée de mobilisation le 10 septembre.
"DES MESURES MOINS STUPIDES QUE D'AUTRES"
Elle heurterait aussi de nombreux parlementaires socialistes, dont le gouvernement, l'oeil rivé sur les élections municipales de 2014, semble avoir entendu les arguments adoptés à l'unanimité du bureau national en juillet.
"Cela aurait assez peu d'intérêt financier", explique un proche du dossier, qui souligne qu'en outre tout allongement avant 2020 bouleverserait les projets de vie des salariés proches de la retraite et constituerait une rupture de confiance sur des droits considérés comme acquis.
"Après, sur les marchés vous rencontreriez des gens (...) qui ont revendu leur maison ou dit à leur patron qu'ils ne voulaient pas accepter une promotion sur un poste plus lourd parce que dans un an et demi la loi leur permettait de partir à la retraite", prédit cet expert.
Le gouvernement doit donc se tourner vers d'autres sources de financement, toutes lourdes d'impact au niveau économique alors que François Hollande a misé sa crédibilité politique sur l'inversion de la courbe du chômage à la fin de l'année.
"Il y a des mesures moins stupides que d'autres mais il est dur d'être à la fois équitable, efficace et de ne porter atteinte ni à la compétitivité d'un côté ou au pouvoir d'achat de l'autre", résume une source gouvernementale...

 
 
Pour en savoir plus, accéder à la source : http://www.capital.fr/retraite/actualites/reforme-des-retraites-francois-hollande-lache-du-lest-sur-la-duree-de-cotisation-865257

29 juil. 2013

Réforme des retraites : on en est où ?

Par Aurélie Blondel pour VotreArgent.fr, publié le , mis à jour le 

La phase de concertations se termine, l'exécutif a désormais le mois d'août pour peaufiner sa réforme des retraites. En attendant l'annonce du projet de loi, VotreArgent fait le point sur les mesures qui semblent actées et les idées qui ne feront a priori pas mouche. 
Les partenaires sociaux en ont passé du temps, ces dernières semaines, à parler retraites avec le gouvernement ! A la conférence sociale des 20 et 21 juin. A Matignon les 4 et 5 juillet, avec Jean-Marc Ayrault. Au ministère des Affaires sociales depuis, avec Marisol Touraine. Voire, pour certains, chez Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique. Des réunions qui ont toutefois laissé les syndicats sur leur faim, les ministres n'ayant pas dévoilé grand-chose de leurs intentions. Quelles mesures semblent privilégiées ? Lesquelles ont moins de chances de figurer dans la réforme ? Tour d'horizon. 
Les pistes " chouchou " du gouvernement
Mi-juin, une commission d'experts présidée par Yannick Moreau a rendu un rapport, un catalogue de propositions qui doit inspirer la réforme. Trois idées ont clairement une longueur d'avance : 
- Allonger la durée de cotisation
On n'y échappera pas ! François Hollande et Jean-Marc Ayrault l'ont dit à plusieurs reprises : ils comptent augmenter le nombre de trimestres requis pour une carrière complète. Mais difficile de dire à combien il sera porté et à quel rythme. Cette durée d'assurance est actuellement fixée à 41 ans et demi pour les générations 1955 et 1956. Le rapport Moreau évoque la possibilité de passer progressivement à 43 ou 44 ans. Via une hausse de un trimestre par génération ou toutes les deux générations. (Plus d'infos ici sur l'impact de la mesure.) 
- Améliorer la prise en compte de la pénibilité à l'heure de la retraite
Le dispositif de compensation de la pénibilité actuel étant jugé trop restrictif et peu adapté, le gouvernement a promis de le réformer et il semble intéressé par les pistes du rapport Moreau. L'idée : créer un " compte-pénibilité " que les assurés soumis à des emplois pénibles pourraient utiliser pour se reconvertir, passer à temps partiel en fin de carrière ou partir plus tôt. Pour en déterminer les bénéficiaires, on ne se baserait plus sur les maladies ou handicaps déjà déclarés au moment de la retraite, mais sur l'exposition à certains critères de pénibilité. Attention, il ne semble pas question d'autoriser ici des départs à la retraite avant l'âge légal, sauf peut-être pour ceux qui ont commencé tôt et répondraient aux critères du départ anticipé. (Plus d'infos ici sur la réforme envisagée.) 
- Augmenter la CSG des retraités
Pour dégager de nouvelles recettes, le rapport Moreau suggère d'aligner le taux de CSG pesant sur les pensions sur celui des actifs - 7,5 %. Une piste privilégiée par le gouvernement, mais uniquement pour les retraités taxés au taux fort de CSG, 6,6 %. (Plus d'infos ici sur ce que la mesure pourrait vous coûter.) 
Les idées qui pourraient séduire
D'autres propositions de la commission semblent à l'étude. Citons notamment la baisse de la déduction fiscale de 10 % accordée aux retraités lors du calcul de leur impôt sur le revenu. Deux voies : diminuer ce pourcentage ou baisser le plafond du dispositif. Si l'idée devait être reprise, la seconde option semble plus probable car elle viserait les pensions les plus élevées. Il est aussi question de fiscaliser les bonus de pension des parents d'au moins trois enfants
Quid des cotisations salariales et patronales ? Le gouvernement n'a pas dit s'il comptait les augmenter mais une légère hausse de 0,4 point de la cotisation déplafonnée est suggérée dans le rapport. Prélèvements obligatoires toujours, Marisol Touraine a abordé avec certains syndicats une dernière piste : augmenter la CSG des actifs. 
Le gouvernement pourrait aussi être tenté de modifier la prise en compte des enfants à l'heure de la retraite, pour aller vers un système plus redistributif. En créant pour les parents de trois enfants ou plus une majoration de pension forfaitaire et non plus proportionnelle. Une réforme plus ambitieuse pourrait être imaginée sur le long terme et aboutir au remplacement des trimestres de majoration accordés dès le premier enfant et du bonus des parents de trois enfants par une majoration de pension unique, là aussi forfaitaire. 
Enfin, des changements pourraient aussi envisagés dans la façon dont les trimestres sont comptabilisés, notamment pour les jeunes. Exemple : compter les stages. 
Les mesures qui ont moins la cote
Pour éviter la constitution d'un front syndical uni et ménager ses électeurs à la veille des municipales de 2014, le gouvernement devrait, on l'a vu, intégrer une dose de justice sociale dans sa réforme. Mais aussi s'interdire plusieurs mesures politiquement explosives : 
 
- Sous-indexer les pensionsde base pour les années à venir, c'est-à-dire ne pas compenser toute l'inflation. D'autant que c'est déjà le cas à l'Agirc-Arrco, les pensions complémentaires des salariés du privé. 
- Désindexer les salaires portés au compte. Plus d'infos ici sur cette piste technique qui serait douloureuse pour les futures retraités, et ici sur ce qu'elle pourrait vous coûter. 
- Changer le mode de calcul de la pension des fonctionnaires. 
Enfin, le timing serré de la réforme n'est pas du tout propice à une refonte en profondeur du système, par exemple au passage à un système unique à points.


En savoir plus
, cliquer sur la source : http://votreargent.lexpress.fr/retraite/reforme-des-retraites-on-en-est-ou_326449.html

24 juil. 2013

Le défi du maintien des seniors dans l’emploi, par Jean-Pierre Wiedmer, Président d'HSBC Assurances

Comment tenir compte du nécessaire allongement de la vie professionnelle et relever le taux d'emploi des seniors ? Comment adapter les dernières années de travail des seniors, qui seront appelés à quitter l'entreprise plus tard dans leur vie ? Quelles politiques de formation mettre en œuvre pour valoriser le capital de chaque salarié senior, que ce soit pour son maintien dans l'entreprise ou pour sa reconversion en externe ? Et, finalement, quelles règles souples imaginer pour permettre à chacun de trouver un environnement de travail adapté à ses besoins propres ?

Avant tout, précisons que le principal levier, peut-être le plus puissant, pour inciter les seniors à poursuivre leur activité professionnelle, est sans aucun doute le recul de l'âge de départ en retraite. En effet, pour un senior, le choix de cesser son activité dépend — en dehors de considérations liées à son état de santé ou à la pénibilité de son travail, qui ont également leur importance — d'un calcul économique, d'un arbitrage entre les revenus qu'il tire de son travail et ceux qu'il gagnerait une fois à la retraite. Les conditions qui déterminent l'accès à la retraite déterminent ainsi, dans une certaine mesure, la décision de maintien ou de cessation d'activité. Ce lien de cause à effet a d'ailleurs été clairement établi dans la plupart des pays qui ont, depuis quelques années, mis en œuvre des réformes de leurs régimes de retraite : elles ont induit une augmentation de l'offre de travail des seniors. Le durcissement des conditions de liquidation des pensions, le relèvement de l'âge légal du départ en retraite, l'augmentation du nombre d'années de cotisation nécessaires, la modulation de la période de référence dans le calcul de la pension, ou encore la remise en cause des dispositifs de départ anticipé, toutes ces décisions ont dissuadé les seniors de sortir du marché du travail. On a également constaté des effets indirects de même nature suite à la réforme des régimes d'assurance-chômage et d'invalidité.

En ce sens, l'élévation de l'âge du départ à la retraite, décidée en 2010, se traduit déjà par un effet positif sur le taux d'emploi des seniors. On a en effet constaté que l'âge de la retraite a induit un effet horizon, ou «  effet boomerang », sur l'emploi des travailleurs de plus de 55 ans, voire 50 ans. De fait, une retraite précoce crée un horizon court pour les travailleurs de plus de 55 ans, qui dans un futur proche quitteront l'entreprise. Cet horizon court a pour conséquence de diminuer l'emploi juste avant la retraite, dans la mesure où la proximité de la retraite réduit la rentabilité des investissements dans les seniors. Il s'agit d'un «  âge social » : un Français de 58 ans est plus «  vieux » qu'un Suédois du même âge, puisqu'il est plus proche de la retraite.

On se concentrera ici sur les mesures qui peuvent être mises en place au niveau inférieur, dans l'entreprise, et qui relèvent du choix de l'employeur. Plusieurs moyens peuvent être mis en œuvre : des mesures de préparation de fin de carrière et de flexibilité du temps de travail, le recours au temps partiel, des salaires déconnectés de l'ancienneté, la diminution du coût du travail des seniors par la baisse des charges, la sensibilisation du marché du travail, l'adaptation de l'organisation de la production et de la formation...
 

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La retraite tardive protégerait contre la maladie d'Alzheimer

En repoussant l'âge de la retraite de 60 à 65 ans, le risque de maladie d'Alzheimer diminue de 15%.


Et si l'adage selon lequel «moins on en fait et mieux on se porte» était -en partie- erroné? Une enquête française présentée lundi lors de la Conférence internationale de l'Association Alzheimer à Boston (États-Unis) pourrait remettre en cause notre perception souvent négative du travail.
L'analyse menée par l'Inserm, à l'initiative du Centre international sur la longévité (CIL), révèle que chaque année de travail en plus, après 60 ans, réduit de 3% le risque de souffrir un jour de la maladie d'Alzheimer. Alors que toutes les sociétés occidentales se voient contraintes de retarder l'âge de la retraite du fait d'une augmentation importante et linéaire de l'espérance de vie jamais vue dans l'histoire de l'humanité, cette étude apporte une sorte de lot de consolation aux salariés d'aujourd'hui qui travailleront plus longtemps que leurs parents. «C'est un travail très important qui doit inciter aussi les salariés à réfléchir sur le moment où ils prendront leur retraite», insiste le Pr François Forette, président du CIL-France.
L'enquête porte sur 429.000 personnes cotisant au RSI, une caisse qui gère à la fois les assurances-maladie et vieillesse des indépendants. Ce qui a permis aux chercheurs d'avoir accès à des données concernant à la fois l'âge au moment du départ à la retraite, mais aussi l'état de santé et en particulier l'existence ou non d'une maladie d'Alzheimer. L'analyse a porté sur l'année 2010, pour un groupe de personnes retraitées depuis douze ans en moyenne.

Recherches supplémentaires nécessaires

Il s'agissait de comparer le risque de souffrir d'une démence en fonction de l'âge au moment de la retraite. «Cela nous a permis d'observer que chaque fois qu'une personne travaille un an de plus, elle réduit le risque d'Alzheimer de 3%, ajoute le Pr Forette. Quand on repousse l'âge de départ de 60 à 65 ans, on réduit de 15% le risque de souffrir d'une maladie d'Alzheimer. C'est très important. Et si l'on va au-delà de 65 ans, la baisse du risque continue.» Ce travail qui devrait être publié en détail dans une revue scientifique ouvre de nouvelles perspectives dans la lutte contre cette maladie.
«Nos données montrent avec de fortes preuves une baisse du risque de démence avec un âge tardif de retraite, note l'auteur de l'étude, Carole Dufouil (Inserm), dans la ligne de use it or lose it.» Comment le travail peut-il exercer un effet protecteur? Pour Dean Hartley, directeur des initiatives scientifiques pour l'Association Alzheimer, des recherches supplémentaires sont nécessaires, à la fois pour vérifier cet effet, et aussi pour en comprendre tous les déterminants.
«Cette étude prolonge une croyance bien établie parmi les professionnels de santé selon laquelle l'activité physique et intellectuelle aide à réduire la détérioration mentale chez les personnes âgées, ajoute-t-il. Il faut que nous identifions maintenant aussi ce qui change dans le cerveau, au moment de la retraite.»
EN SAVOIR PLUS:
LIRE AUSSI:

Source : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/07/16/20982-retraite-tardive-protegerait-contre-maladie-dalzheimer

Retraites : Touraine veut faire des économies sur le bonus famille nombreuse, les syndicats réagissent...



Après les révélations du quotidien L'Opinion sur un possible retrait du bonus famille dans le cadre de la réforme des retraites, Marisol Touraine a rencontré les syndicats inquiets.
Jugé trop coûteux par le Conseil d'orientation des retraite (COR), le bonus "famille nombreuse", pourrait définitivement disparaître dans le cadre de la réforme des retraites défendue par Marisol Touraine.
Selon les informations parues dans le journal L'Opinion du jeudi 18 juillet, la ministre des Affaires sociales souhaiterait le remplacer par un dispositif plus favorable aux femmes. Une mesure plus égalitaire qui pourrait faire aussi de nombreux perdants. Inquiets de ce retrait, des représentants syndicaux ont rencontré la ministre des Affaires sociales dans l'après-midi du 18 juillet pour lui faire part de leurs inquiétudes.
5,46 millions de bénéficiaires 
Aujourd'hui, une majorité des régimes de retraite obligatoires accorde aux mères et aux pères d’au moins 3 enfants une majoration de leur pension de retraite proportionnelle au montant de la pension versée, avec un taux de 10% pour 3 enfants et plus. Dans la fonction publique et les régimes spéciaux, s’y ajoute une majoration – 5% en général – par enfant supplémentaire au-delà du troisième.
Au total, le coût de cette majoration pour l'Etat représente 5,7 milliards d'euros pour l'ensemble des régimes de retraite de base. Selon le Conseil d'Orientation des retraites (Cor), la pension moyenne des hommes s'élève à 1.552 euros et celle des femmes à 899 euros, l'écart se réduisant avec les nouvelles générations. Problème : cette "majoration prolonge les inégalités subies par les femmes pendant leur carrière car elle avantage les personnes qui ont eu une carrière complète avec des revenus élevés", autrement dit les hommes, note l'Opinion. Du fait des interruptions liées à la grossesse et à l'éducation des enfants, les femmes ne disposent pas toujours de la totalité des trimestres requis pour une pension à taux plein, et doivent soit subir une forte décote, soit prendre leur retraite très tard.
Un nouveau forfait
Dans le cadre de la réforme des retraites, Marisol Touraine propose que cette majoration soit remplacée par un forfait mensuel d'un montant compris entre 70 et 100 euros versé dès le premier enfant. Mais il serait accordé seulement à la mère et non pas aux deux parents. "Les 10% de majoration accordés aux hommes ne seraient pas supprimés du jour au lendemain, mais diminués petit à petit (...) et après un certain temps, ce serait terminé et on redistribuerait plus aux femmes"
Autre nouveauté, ce forfait serait intégré dans le revenu imposable contrairement à l'ancien bonus qui n'est lui que soumis à la CSG et à la CRDS. Ce qui représente un coût pour l'Etat de 800 millions d'euros par an. En 2012, la Cour des comptes avait déjà réclamé une fiscalisation de la majoration pour 3 enfants.

Les syndicats inquiets 

Cette après-midi, à la sortie de leur entretien avec la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, les syndicats ont laissé exprimé leurs réserves sur la réforme, la CGT en tête: "Donner plus de justice OK, mais si c'est pour dire on change la formule et on supprime tout ce qui existe pour les hommes, là on va pas être d'accord", a affirmé à l'AFP Eric Aubin le porte-parole cégétiste sur les retraites.
De son côté, Pascale Coton, responsable du dossier retraites à la CFTC a voulu rassurer : "Les 10% de majoration accordés aux hommes ne seraient pas supprimés du jour au lendemain, mais diminués petit à petit (...) et après un certain temps, ce serait terminé et on redistribuerait plus aux femmes". 
De nombreux perdants
A l'approche de la remise du rapport Moreau sur la réforme des retraites au Premier ministre, en juin dernier, les organisations syndicales s'inquiétaient déjà de la mise en place de ce forfait qui ferait de nombreux "perdants" mais aussi et surtout des "gagnantes" précise l'Opinion. 
- Les premiers : "les pères de trois enfants surtout avec une bonne carrière qui subiront une double peine avec la forfaitisation et l'imposition et un certain nombre de fonctionnaires, parents de familles très nombreuses, dont le régime donne droit à 5% supplémentaire de pension par enfant à partir du quatrième". 
- Les secondes : "toutes les mères de un et deux enfants qui jusqu'ici n'avaient droit à aucun supplément sur leur retraite. Et les mères de trois enfants aux carrières incomplètes ou à bas salaires". Pour le gouvernement l'objectif est clair, la réforme des retraites doit rétablir les comptes mais aussi introduire plus de justice et d'équité. Avant le vote au Parlement d'ici la fin d'année, ce sera désormais chose faite. 
Source : http://www.challenges.fr/revue-de-presse/20130718.CHA2484/retraite-touraine-veut-faire-des-economies-sur-le-bonus-famille-nombreuse.html

Retraites : les mesures de justice à venir peuvent faire grimper la facture

En proposant un « forfait femme » pour compenser leur faible niveau de pension, l'exécutif entend corriger des inégalités de carrière. Mais il oublie l'injustice qui fâche le plus : les différences de mode de calcul public/privé.
Est-ce aux retraites, et plus précisément à la réforme en cours de préparation, de corriger toutes les inégalités ayant trait aux carrières? Le gouvernement et certains syndicats, CFDT en tête, répondent depuis longtemps par l'affirmative et on commence à en voir déjà les premières concrétisations. Ainsi pour corriger l'écart de pension entre les hommes et les femmes (600 euros en moyenne), Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, a proposé de supprimer la bonification de pension de 10 % pour les parents ayant élevé trois enfants et plus.
Le gouvernement a d'ailleurs fait de la correction des inégalités de carrière l'un des axes forts de communication de la réforme à venir. Mieux, dans le cadre de la concertation actuelle avec les partenaires sociaux, il y consacre même trois journées, contre deux la semaine dernière aux questions plus majeures de financement et de pilotage du système. Dans son viseur? Le niveau de pension des femmes bien entendu, mais aussi les salariés qui ont eu des métiers pénibles ou encore ceux qui ont cotisé à plusieurs régimes et qui en subissent des pertes de pension.
Reste que des inégalités - des dépenses supplémentaires qui ne règlent en rien le problème du besoin de financement de 20 milliards d'euros par an à horizon 2020 - il en existe beaucoup d'autres. Et si le gouvernement met vraiment le doigt dans cet engrenage, les Français risqueraient de perdre sur tous les tableaux car la note finale grimperait alors à vue d'œil. «On ne peut pas tout régler au moment de la retraite», rappelle d'ailleurs Éric Woerth, le député UMP de l'Oise et artisan de la réforme mise en œuvre en 2010. Et l'ancien ministre du Travail de revenir sur l'exemple des différences historiques de rémunération entre le public et le privé qui ont conduit à avoir aujourd'hui des modalités de calcul des pensions différentes: sur les six derniers mois de traitement pour les premiers, et sur les 25 meilleures années pour les seconds.

Le casse-tête de la pénibilité

Le maintien en l'état de l'avantage accordé aux fonctionnaires et salariés des régimes spéciaux est en effet justifié par le fait que les primes ne sont pas intégrées dans le calcul de la pension - seuls 20 % le sont et depuis 2003, donc sans effet pour l'instant sur le montant de la retraite - et qu'elles représentent une part importante de la rémunération de certains agents dans quelques ministères, comme l'Économie. «S'il y a trop de primes dans certains ministères, il faut revoir le système de rémunération des fonctionnaires», répond Éric Woerth. Pour ensuite mettre fin aux différences de mode de calcul, dit-il, en instaurant une convergence totale entre le public et le privé.
L'ex-ministre fait exactement la même analyse sur la pénibilité, qui tourne au casse-tête dès qu'on y intègre la notion de justice. «Il existe déjà le dispositif carrières longues pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui peuvent partir plus tôt, ainsi que les mesures que nous avons prises en 2010», rappelle-t-il. Hors de question de passer à un système de «pénibilité par métier» automatique - le système actuel se base sur un taux d'incapacité constaté, avec dans certains cas une visite médicale de validation obligatoire à la clé - comme le préconise le rapport Moreau. «Un tel système serait ingérable, surtout que l'on a déjà intégré des critères comme le travail de nuit dans le dispositif de 2010», rappelle Éric Woerth. Et quid de la différence d'espérance de vie à la retraite entre les hommes et les femmes, liées non seulement à la durée d'activité plus longue des premiers dans des métiers bien plus difficiles physiquement: faut-il instaurer une bonification pour les seuls hommes ou une décote pour les femmes?

Mesures de justice à coût constant

Le gouvernement, qui a beaucoup communiqué sur l'aspect «justice et équité» de la réforme à venir, est donc maintenant face à un choix cornélien. Il doit non seulement tenir ses promesses s'il veut faire passer la pilule de la nécessaire hausse de la durée de cotisation et d'autres mesures douloureuses à court terme pour financer les déficits. Mais le faire sans exploser sans dégrader encore plus les finances des régimes de retraite. Pour financer son «forfait femme» - qui pourrait se monter à 70 ou 100 euros mensuels par enfant -, il a d'ailleurs prévu de le faire à coût constant dans une pure logique de redistribution. Bref de prendre aux uns, toujours les mêmes, pour donner aux autres…
  • Retraites : les mesures de justice à venir peuvent faire grimper la facture
  • En proposant un « forfait femme » pour compenser leur faible niveau de pension, l'exécutif entend corriger des inégalités de carrière. Mais il oublie l'injustice qui fâche le plus : les différences de mode de calcul public/privé.

Source : http://www.lefigaro.fr/retraite/2013/07/18/05004-20130718ARTFIG00396-retraites-les-mesures-de-justice-a-venir-peuvent-faire-grimper-la-facture.php

9 avr. 2013

Retraite et chômage, ce qu'il faut savoir

Quand une entreprise réduit ses effectifs, les seniors sont souvent en première ligne.
Malgré les efforts menés pour améliorer l'emploi des plus de 50 ans, les seniors sont nombreux à rester longtemps au chômage avant d'avoir droit à la retraite à taux plein. De plus en plus longtemps même, puisque l'âge légal de départ a été repoussé à 62 ans, que le nombre de trimestres requis pour avoir la retraite maximale progresse, et que pour obtenir celle-ci sans ces fameux trimestres, il faut attendre désormais 67 ans. Et les ­règles risquent d'être encore durcies à l'issue de la nouvelle réforme des retraites qui ­s'annonce.

Pour lire la suite, cliquer sur la source : http://www.lefigaro.fr/retraite/2013/04/07/05004-20130407ARTFIG00069-retraite-et-chomage-ce-qu-il-faut-savoir.php

Retraites : l'âge de départ à 62 ans ne bougera pas, promet Ayrault

Ça restera 62 ans, c'est promis. Alors que François Hollande a annoncé jeudi un allongement de la durée de cotisations, le Premier ministre promet dans une interview au JDD que le gouvernement ne touchera "pas à l'âge légal" de départ à la retraite.
Jean-Marc Ayrault promet que le gouvernement ne touchera "pas à l'âge légal" de départ à la retraite fixé à 62 ans, dans une interview au Journal du Dimanche. Jeudi soir lors de son interview télévisée sur France 2, le président François Hollande a annoncé un allongement de la durée de cotisations, alors que le régime des retraite sera déficitaire de 20 milliards d'euros en 2020, si rien n'est fait.
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Pour lire la suite, cliquer sur la source : http://lci.tf1.fr/politique/ayrault-promet-de-ne-pas-toucher-a-l-age-de-depart-en-retraite-7910245.html

18 févr. 2013

Retraites complémentaires : cotiserez-vous plus... pour toucher autant ?

Pour réduire les déficits de l'Agirc-Arrco, le Medef est prêt à accepter une hausse des cotisations. Mais à condition qu'elle ne donne pas de nouveaux droits à la retraite aux salariés. Décryptage.

Les partenaires sociaux se sont laissé jusqu'au 7 mars pour trouver comment alléger les déficits des régimes de retraite complémentaire des salariés du privé, qu'ils cogèrent. Alors ils négocient, depuis novembre. Pour limiter les dépenses, d'une part, ils sont quasi tous d'accord pour désindexer les retraites Agirc et Arrco, c'est-à-dire pour que la revalorisation du 1er avril, voire des années suivantes, ne compense pas l'inflation. Pour augmenter les ressources de ces régimes, d'autre part, les syndicats ont convaincu le Medef d'accepter une hausse des cotisations. Le hic, c'est qu'une telle augmentation peut prendre deux formes différentes et que les partenaires sociaux ne sont pas d'accord sur laquelle adopter. Ils se sont quittés sur ce désaccord lors de leur dernière réunion jeudi 14 février.
La question est technique mais pas anecdotique : dans un cas, vous cotiseriez plus pour toucher une meilleure pension, dans l'autre vous cotiseriez plus, sans contrepartie.
Deux mécanismes possibles
C'est parce qu'à l'Agirc-Arrco, les taux de cotisations dépendent de deux facteurs : le " taux d'appel " et le " taux contractuel ". Le patronat et la CFDT penchent pour une hausse du premier. Le Medef propose de le passer progressivement de 125 à 130 % de 2015 à 2020. Ce qui reviendrait à augmenter la part de cotisations qui n'ouvre pas de droits à la retraite. Quatre syndicats - CGT, FO, CFTC et CFE-CGC - demandent en revanche une hausse du taux contractuel, qui donnerait, elle, droit à plus de points de retraite aux cotisants et donc, à terme, à une meilleure pension.
Medef et CFDT estiment que promettre des pensions plus généreuses aux futurs retraités, même contre cotisations, c'est faire peser des risques supplémentaires à long terme pour les comptes des régimes. Jean-François Pilliard, le chef de file des négociations pour l'organisation patronale, souligne toutefois qu'" il y a des évolutions possibles " dans sa position globale. De nouvelles cotisations doivent ouvrir de nouveaux droits pour les futures générations de retraités, rétorquent de leur côté les quatre autres syndicats.
Ce qu'une hausse de ces taux changerait pour un non cadre avec 35 000 € de salaire annuel
Prenons un exemple pour y voir plus clair. Si vous être salarié du privé non cadre et que votre salaire brut annuel est de 35 000 €, on vous prélève actuellement 1330 € de cotisations salariales par an au titre de la retraite complémentaire. Et votre employeur paie 1995 € de cotisations patronales, toujours...
 
Pour lire la suite, cliquer sur la source : http://votreargent.lexpress.fr/retraite/retraites-complementaires-cotiser-plus-pour-toucher-autant_291084.html

Retraite et retraite complémentaire

Reconstituer sa carrière pour la retraite : les droits et les points acquis doivent être vérifiés à la loupe

C'est une des grandes avancées des réformes de 2003 et de 2010 : instaurer un «droit à l’information» des assurés afin de les aider à préparer le passage toujours délicat de la vie active à la retraite. Ce droit s’est mis en place progressivement, et de la même manière, dans tous les régimes de retraite existants. Concernant le volet financier, il prévoit notamment l’envoi de deux documents aux futurs retraités (le «relevé de situation» et «l’estimation indicative globale»), leur permettant de connaître le montant des droits acquis au cours de leur carrière et d’évaluer le montant de pension globale (régime de base et complémentaires) sur lequel ils peuvent tabler.
Progrès incontestable, puisque aucune information n’était jusqu’à ce jour délivrée de manière automatique. Seul souci, mais d’importance, ces relevés ne sont pas exempts d’erreurs ni d’omissions. Problèmes informatiques, données égarées, mal retranscrites ou jamais envoyées par l’employeur… Les sources de bourdes sont nombreuses. Et le résultat peut coûter cher à l’assuré : une durée de cotisation raccourcie à tort, et vous risquez de subir de lourdes pénalités sur vos pensions ou de racheter des trimestres de Sécurité sociale à fonds perdus.
La marche à suivre pour faire rectifier les erreurs est simple : se munir de tous les justificatifs, tels que les bulletins de salaire, les contrats de travail, le livret militaire et les relevés d’indemnisation de la Sécurité sociale, puis contacter une des caisses de retraite à laquelle vous étiez affilié, de préférence la dernière (elle transmettra le dossier aux autres). Ou, plus simple (mais payant), faire appel à un cabinet spécialisé dans la reconstitution de carrière, comme Mondial Assistance, Optimaretraite ou Maximis Retraite, qui se chargera de la tâche à votre place. En attendant, voici la liste des documents administratifs auxquels vous référer, avec le calendrier des envois.
Informations générales : elles sont désormais envoyées dès le premier job
Vous êtes sans doute moins concerné par le sujet que vos enfants ou ...

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Le flop de la retraite pour pénibilité

La retraite à 60 ans subsiste pour les salariés du secteur privé ayant eu une "carrière pénible". Ce dispositif est tellement restrictif qu'il ne concerne, en réalité, qu'une poignée d'actifs.
Certains salariés peuvent-ils échapper au relèvement progressif de l'âge de la retraite à 62 ans ? En théorie, oui. Depuis le 1er juillet 2011, un dispositif spécifique permet aux assurés du secteur privé qui ont eu une "carrière pénible" de continuer à partir en retraite dès 60 ans. Quelle que soit la durée d’assurance dont ils justifient, ils peuvent percevoir leurs pensions à taux plein. Mais pour y prétendre, il faut justifier d’un taux d’incapacité permanente d'au moins 20% (voire 10% sous certaines conditions) lié à un accident du travail ou à une maladie professionnelle. Autant dire, qu'ils sont bien peu à rentrer dans ces critères.
Au 10 décembre 2012, 6.136 demandes de retraite pour pénibilité avaient été déposées auprès du régime général depuis son entrée en vigueur en 2011. Un peu plus de la moitié des dossiers (3.872) ont reçu une réponse positive, 1.042 ont été refusés et 1.140 demandes étaient encore en cours d’instruction.
A titre de comparaison, 84.600 personnes ont bénéficié de la "retraite pour inaptitude", soit une liquidation sur six. A la différence de la retraite "pénibilité", ce dispositif est ouvert à l’ensemble des salariés reconnus inaptes au travail, que ce soit lié ou non à leur activité professionnelle. En revanche, ce dispositif ne permet de partir en retraite qu'à l’âge minimum de la retraite applicable à leur génération (60 ans progressivement porté à 62 ans). Les assurés bénéficient alors d'une retraite à taux plein, quelle que soit la durée d’assurance dont ils disposent.

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5 juil. 2011

DOSSIER Fin de la retraite à 60 ans : tout ce qui change pour vous


Ce 1er juillet, c'est la fin de la retraite à 60 ans. Tout un symbole. Mais d'autres changements interviennent. Et, malgré une prise de conscience, les Français n'y sont pas préparés. Piqûre de rappel.
La Tribune Infographie/BHEDOUIN

Ce vendredi marque la date de la fin de la retraite à 60 ans, instaurée par François Mitterrand après son élection, et le passage progressif à 62 ans. Les Français le savent bien, ils devront travailler plus longtemps. La retraite est d'ailleurs, selon tous les sondages, leur deuxième sujet de préoccupation, juste après le chômage. Un sondage d'Aviva publié le 27 juin montre même que seuls 43 % d'entre eux pensent que le système par répartition sera « suffisant pour assureur leur niveau de vie ». Ils commencent donc de plus en plus tôt à se constituer une épargne retraite.

Oui, mais savent-ils vraiment ce qui les attend ? Il suffit de faire le test et de demander à un cadre d'estimer le montant de sa future retraite. Peu de chances qu'il sache qu'il touchera, au mieux, 40 % de son dernier salaire, voire 20 % pour un cadre supérieur. De même, le report de l'âge légal masque deux autres mesures, certes moins symboliques, mais tout aussi importantes pour nos futures pensions.

Car l'âge auquel on a le droit de prendre sa retraite n'a plus réellement d'importance, surtout pour les cadres. C'est la durée de cotisation nécessaire pour obtenir une retraite sans pénalités qui importe. Or celle-ci ne cesse d'augmenter. Elle était de 37,5 ans avant la réforme Balladur de 1993. Elle est désormais de 41 ans, et bientôt de 41,5 ans, voire plus car la durée de cotisation évoluera désormais en même temps que l'espérance de vie (lire ci-dessous).

Autre solution pour partir sans écoper de lourdes pénalités sur sa pension de retraite quels que soit le nombre de trimestres travaillés : cesser son activité à l'âge dit du taux plein, c'est-à-dire 65 ans jusqu'à présent, et bientôt 67 ans. Presque une obligation pour la plupart des professions libérales (lire ci-dessous). Cette mesure risque d'avoir plus d'impact que celle sur l'âge légal, car les Français parvenaient déjà de moins en moins à partir à 60 ans.

Quant aux salariés, ils doivent être vigilants, non seulement à l'évolution de la réglementation de la Sécurité sociale, mais aussi à celle des régimes complémentaires (Arrco pour l'ensemble des salariés, Agirc pour les cadres), qui représentent entre 45 % et 80 % de leur future pension totale. Or, les règles changent aussi, en matière de majoration pour enfant élevé par exemple (voir ci-dessous).

Avant même de mettre le premier euro de côté sur un placement financier en vue de ses vieux jours, il faut donc tenter de maximiser sa pension de retraite. D'abord, contrairement aux idées reçues, il ne faut pas travailler toute l'année pour valider 4 trimestres. Il suffit d'avoir gagné plus de 5.600 euros dans l'année, et d'avoir travaillé au moins deux mois et demi. Car les trimestres sont attribués en fonction des salaires perçus, et non selon le temps passé (bien qu'il soit bien sûr impossible de valider plus de 4 trimestres par an). Une astuce à connaître avant de décider la date d'un congé sabbatique...

Autre décision importante : le choix de racheter ou non des trimestres (voir interview). L'opération peut être intéressante financièrement, mais à condition d'avoir une bonne visibilité sur la législation qui sera en vigueur lors du départ en retraite. Pas évident, car la réforme qui entre en vigueur ce 1er juillet n'est certainement pas la dernière...

4 changements majeurs à prendre en compte :

1 - L'âge légal de départ en retraite augmente de 60 à 62 ans

2 - La durée de cotisation s'allonge au rythme de l'espérance de vie

3 - L'âge du taux plein repoussé progressivement jusqu'à 67 ans

4 - Les règles des majorations pour enfants vont évoluer

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RETRAITES. La durée de cotisation va passer à 41,5 ans




L'annonce officielle de Xavier Bertrand concerne les générations nées à partir de 1955.
Le ministre du Travail Xavier Bertrand a annoncé l'allongement pour la génération née en 1955 de la durée de cotisation à 41,5 ans. Le ministre a souligné que c'est "tout simplement l'application de la loi de 2003". (c) Afp

Le ministre du Travail Xavier Bertrand a annoncé mardi 5 juillet l'allongement, pour les générations nées à partir de 1955, de la durée de cotisation à 41,5 ans pour obtenir une retraite à taux plein.

Xavier Bertrand a ajouté sur Europe 1 qu'il "publierait" un décret en ce sens "parce que c'est logique" et "nécessaire pour préserver l'équilibre de notre système de retraite".

Le ministre a souligné que c'est "tout simplement l'application de la loi de 2003". "Nous ne faisons qu'appliquer les textes", a-t-il dit.

Cette décision intervient quelques jours après l'entrée en vigueur de la loi repoussant l'âge légal de départ à la retraite. Mercredi, le Conseil d'orientation des retraites (COR) doit rendre un "avis technique" évoquant, selon des sources concordantes, l'allongement de la durée de cotisation à 41,5 ans pour les générations nées à partir de 1955.

Vivre plus pour travailler plus

Xavier Bertrand a estimé que vivant "plus longtemps, il est logique que l'on travaille...
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Réforme des retraites : la «double peine»



Le Conseil d’orientation des retraites proposera demain un allongement supplémentaire de la durée de cotisation pour les générations nées à partir de 1955.

Attention, une réforme des retraites peut en cacher une autre. Quelques jours après la fin de la retraite à 60 ans, devenue effective le 1er juillet, un nouvel allongement de la durée de cotisation, plus rapide que prévu, se profile. Ce serait, dit-on, la conséquence «mécanique» de la précédente réforme des retraites menée par un certain François Fillon en 2003 quand il était ministre des Affaires sociales. Une perspective dénoncée par les syndicats et la gauche qui y voient une «double peine» injuste pour les salariés. Le Medef, qui y est favorable, évoque «une simple application de la loi». Décryptage d’une mesure à hauts risques qui pourrait relancer la contestation sociale dans les prochains mois.

Pourquoi la durée de cotisation pourrait-elle être allongée ?

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16 mai 2011

Paroles de stagiaires formation semaine 19

Thème : Appréhender les enjeux de la fin de carrière et se préparer à la retraite

Reynald : La formation m'a ouvert les yeux sur certaines choses que je n'avais pas envisagé. En plus je suis heureux d'avoir rencontré des gens formidables lors de cette formation.

Christian : Cette formation a totalement répondu à mes attentes, tant sur la compréhension des aspects administratifs que sur la préparation à un nouveau projet de vie. Bravo!

Dominique : J'ai vraiment mesuré l'importance de la préparation pour faire face à ce changement dont on a tendance à minimiser la portée. Je suis sereine.

Luc : Aujourd'hui, j'ai des outils pour faire face à ce changement. Je comprends mieux ce que je vais vivre et je suis prêt à faire le pas. Merci à Serge pour son écoute.

Gérard : Je n'avais pas d'attentes particulières et j'ai pris conscience de tout ce qu'allait impliquer mon passage à la retraite. J'ai le sentiment d'avoir les yeux ouvert sur ma réalité. Merci au formateur pour sa patience.

Jocelyne : J'avais quelques idées pour cette nouvelle vie, maintenant j'ai de vrais projets. Merci !

Michel : Avant, je ne pensais pas que la retraite puisse se préparer. Maintenant, je sais que s'y préparer est très important. Merci pour cette formation de grande qualité.

La formation des seniors vous intéresse, visitez seniors-formation.fr et formation-preparation-retraite.com

28 avr. 2011












Danièle Karniewicz, secrétaire nationale de la CFE-CGC, principal syndicat des cadres, estime que l'accord du 18 mars 2011 sur les retraites complémentaires est pénalisant. Elle s'inquiète de l'avenir de ces retraites.

• En quoi la retraite des cadres est-elle menacée?

Lire la suite sur le site : notretemps.com

27 avr. 2011

Les actifs français de plus en plus âgés et nombreux


Plus vieille et plus nombreuse : telle devrait être la population active dans les prochaines décennies, selon un rapport publié hier par l’Insee. Du fait de la fécondité élevée en France et des différentes réformes des régimes de retraite, la population active (personnes travaillant et chômeurs) passerait de 28,35 millions en 2010 à 30 millions en 2025, soit 110 000 actifs supplémentaires chaque année.

Pour lire la suite, cliquer sur la source : Libération



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25 avr. 2011

Paroles de stagiaires session de formation semaine 15

Thème : Appréhender les enjeux de la fin de carrière et se préparer à la retraite.

Formateur : Serge LANTEAUME

Jean Marc : J'ai pris conscience que le passage à la retraite pouvait être difficile à vivre et maintenant, j'ai les clés. Formation très satisfaisante et j'avoue avoir été très agréablement surpris par la qualité de cette formation.

Simone : Cette formation m'a permi de consolidé ce que j'avais préparé et en plus, le partage didées avec les autres est très enrichissant.

Josiane : Cette formation m'a agréablement surprise. J'y ai trouvé confirmation de ce que je pensais faire, mais avec une aide pour structurer mon organisation.

Viviane : Bravo ! Je vais enfin pouvoir m'ouvrir sur autre chose ...

François Michel : J'étais très perturbé par l'idée de devoir quitter mon travail. Cette formation m'a appris à aborder ce changement avec beaucoup plus de sérénité. Merci pour l'écoute et la qualité de travail du formateur.

Pauline : Je suis enchanté d'avoir participé à cette formation. Une agréable surprise que d'y avoir trouver un espace de réflexion convivial et enrichissant.

Louisette : Confirmation de mon ressenti. Une opportunité de se reprendre en main et d'apprendre à dire "non" pour rester maitre de ce que l'on a envie de faire. Super formateur, merci Serge.

Jacques : N'ayant rien préparé, je trouve ce travail très utile pour prendre conscience de ce changement profond qui nous attend.

Andrée : Cette formation m'a mis face à moi-même. Cela m'a fait énormément réfléchir et m'a permis de prendre conscience de certaines choses que je n'imaginaient pas. Merci à Serge d'avoir su comprendre certaines choses au dela de ce qui était exprimé.

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